Keller Easterling
Extrastatecraft
Centre Canadien d'Architecture
23.11.14

Dans le cadre du Sommet de l’avenir, session Fixing the Future

La plus grande partie de l’espace mondial se compose de formules qui se répètent telles que « les produits spatiaux » et « les villes franches ». Certains des changements les plus radicaux s’écrivent dans le langage de cette matrice spatiale quasi-infrastructurale. Géré par les acteurs étatiques et non-étatiques et motivé par une irrationalité profonde, l’espace infrastructural donne lieu à des régimes de facto politiques et non-déclarés qui peuvent devancer la loi. C’est l’arme secrète de certains des joueurs les plus puissants du monde. Même en cette ère de l’ubiquité informatique, l’espace infrastructural est un système d’information doté du pouvoir et de l’actualité des logiciels, un système d’opération spatial qui sert à donner une forme aux villes. Prouver l’existence de ce système d’opération est un geste aussi important que le fait d’acquérir les compétences nécessaires pour le « hacker » grâce à un champ étendu de techniques d’élaboration de formes et grâce à des approches surprenantes de militantisme politique.

BIOGRAPHIE

Keller Easterling est architecte, écrivaine et professeure à l’université Yale. Son étude la plus récente, Extrastatecraft : The Power of Infrastructure Space (Verso, 2014), pense les réseaux mondiaux d’infrastructure en tant que médium de régimes politiques. Dans l’ouvrage Subtraction (Sternberg, 2014), elle s’intéresse à la démolition des bâtiments et réfléchit aux manières de renverser l’engrenage du développement. Easterling a aussi publié Enduring Innocence : Global Architecture and its Political Masquerades (MIT, 2005) et Organization Space : Landscapes, Highways and Houses in America (MIT, 1999).

Évènements
23.11.2014 Sommet
Centre Canadien d'Architecture

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