Kelly Richardson
Orion Tide, 2014
Quartier de l'Innovation
22.10.14 – 29.11.14

Dans sa nouvelle installation vidéo à deux canaux intitulée Orion Tide (2014), Kelly Richardson puise dans l’esthétique des films de science-fiction pour créer un paysage à la fois hyperréaliste et surréaliste, dans lequel la distinction entre réalité et fiction est estompée, où le réel n’est pas différenciable d’une création par ordinateur.

Orion Tide montre un paysage extraordinairement beau, sublime et apocalyptique. Elle nous plonge dans une étendue désertique jonchée de traces d’activités humaines, dans laquelle s’allument des nacelles, l’une après l’autre, qui finissent par s’élever dans un ciel bleu foncé criblé d’étoiles. S’agit-il d’éruptions volcaniques hors de l’ordinaire, des restes d’une planète en train de s’éteindre, d’exercices militaires ou de petits engins spatiaux transportant des survivants vers une terre éloignée? Grâce à un montage minutieux de séquences documentaires, d’images issues de banques de données et d’effets numériques, l’artiste a créé un paysage cinématographique empreint des qualités de la peinture sublime apocalyptique du 18e siècle. La trame sonore très élaborée, qui évoque des décollages au lointain ou le bruit sourd d’arbres chutant dans la forêt, accentue l’ambiguïté de cette projection vidéo à deux canaux. Sommes-nous dans un avenir anticipé, un passé lointain ou encore dans un mélange imaginaire des deux? S’agit-il d’une scène de désastre environnemental ou d’invasion extraterrestre? Richardson laisse ouvertes toutes ces questions, nous permettant ainsi de nous projeter dans les espaces illusoires qu’elle a créés.
—LJ

image tirée de Orion Tide, 2013-2014, installation vidéo HD à deux écrans, 32 x 9 pieds, 20 minutes en boucle continue
(avec l’aimable permission de l’artiste et de Birch Contemporary, Toronto)
image tirée de Orion Tide, 2013-2014, installation vidéo HD à deux écrans, 32 x 9 pieds, 20 minutes en boucle continue
(avec l’aimable permission de l’artiste et de Birch Contemporary, Toronto)
Biographie

Née en 1972 à Burlington (Ont.), Kelly Richardson vit et travaille à Whitley Bay, au Royaume-Uni. Le travail de Richardson a fait l’objet de nombreuses expositions partout en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. Ses installations vidéo et ses photographies ont fait partie des biennales de Pékin, de Gwangju et de Busan, ainsi que d’importantes expositions d’image en mouvement, parmi lesquelles The Cinema Effect: Illusion, Reality and the Moving Image au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington (D. C.) et à Caixaforum à Barcelone; Videosphere: A New Generation à l’Albright-Knox Art Gallery à Buffalo (N. Y.); et Visions fugitives au Fresnoy à Tourcoing, en France.

Ses œuvres figurent dans des collections majeures au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada, notamment celles du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington (D. C.); de la Albright-Knox Art Gallery à Buffalo (N. Y.); de Towner à East Sussex, au Royaume-Uni; du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa; du Musée d’art contemporain de Montréal; et du Musée des beaux-arts de l’Ontario à Toronto. Les installations vidéo de Richardson ont récemment été présentées au Festival international du film de Toronto (2012) et au Sundance Film Festival (2011 et 2009). En 2009, elle s’est mérité le National Arts Award décerné par Americans for the Arts pour sa contribution aux arts visuels, un prix qui a également été décerné à Ed Ruscha, à Robert Redford et à Salman Rushdie. Richardson est représentée par Birch Contemporary à Toronto.

kellyrichardson.net